L’institut Lóczy, en danger de disparition : Les Ceméa et la Ficeméa demandent aux élus européens de faire pression pour dénoncer cette décision

L'institut Lóczy, en danger de disparition : Les Ceméa et la Ficeméa demandent aux élus européens de faire pression pour dénoncer cette décision

Services sociaux d’intérêt général : Petite Enfance, un cas concret avec l’institut Lóczy de Budapest

L’institut Lóczy, haut lieu de l’accueil de la toute petite enfance en souffrance a, dès les années 70, par la diffusion de ses travaux, révolutionné la relation au bébé par une prise en compte de ses potentialités et par une attention bienveillante et élaborée de la part des adultes qui s’en occupent. Aujourd’hui l’institut Lóczy est en danger de disparition.
Le gouvernement de Hongrie envisage de supprimer toutes les fondations d’Etat, et l’institut en fait partie. Cela se traduira par la fin du soutien financier à la pouponnière et donc un futur très incertain quant au maintien de l’institut dans son projet. Pourtant la puériculture, la pédopsychiatrie, la psychologie du jeune enfant sont redevables en Europe et ailleurs des recherches et mises en pratiques de ses conceptions éducatives et soignantes. Aujourd’hui encore les découvertes les plus récentes sur les carences affectives et les traumatismes des séparations précoces s’appuient sur ces travaux d’observation. Du fait des colloques, formations régulièrement organisés sur la question de l’observation attentive des bébés par l’association internationale Pickler-Lóczy, ce sont des milliers de professionnels qui ont croisés les travaux de Lóczy au cours de ces dernières années. La décision du gouvernement hongrois d’abandonner son soutien à l’institut est la marque de la négation de cette expérience originale et par la même la mise en risque de la perte du patrimoine des travaux rassemblés depuis plus de 40 ans.
Les CEMÉA, qui en 1972 ont fait connaître cet institut et ces recherches par l’édition de l’ouvrage "Lóczy ou le maternage insolite" aux éditions du scarabée, (ouvrage depuis réédité par Erès), ainsi que la Fédération Internationale des CEMÉA, demandent aux élus européens de faire pression pour dénoncer cette décision et faire en sorte que l’institut Lóczy retrouve les moyens de poursuivre son activité si riche et pertinente en ces temps où la prévention est trop souvent sacrifiée. L’Europe sociale qui bénéficie des recherches effectuées pour un meilleur accueil des très jeunes enfants en difficulté, en leur offrant un milieu sécurisé d’épanouissement (gage d’un développement à l’abri des répétitions traumatiques), doit faire en sorte que Lóczy poursuive son chemin.

 Source : http://www.cemearhonealpes.org - Rédigé le : 3 février 2011