Congrès national des CEMÉA

Grenoble du 19 au 23 août 2015

Le 11ème Congrès des CEMÉA aura lieu du 19 au 23 aout 2015 à Grenoble.

Dans la vie de notre mouvement, un congrès se tient ordinairement tous les 4 ou 5 ans. C’est, dans la vie du mouvement, une des rares occasions de rassembler un grand nombre d’entre nous et de prendre le temps de la rencontre, de l’échange, de la confrontation, de la contribution collective à ce qui fonde nos engagements communs. C’est pour chacune et chacun d’entre nous l’un de ces espaces qui permet de nous sentir membre d’un réseau, mobilisés, confirmés, dans nos engagements militants aux côtés de nombreux camarades d’ici et d’ailleurs.

Le congrès de Grenoble, dans ses intentions, dans sa forme, dans son déroulé, dans sa préparation sera un congrès différent.

A la différence des congrès précédent, il n’aura pas vocation à réinterroger les Projets Régionaux d’Actions et de Développement puis le Projet Associatif National pour en construire un nouveau. Le projet qui est actuellement le nôtre reste pertinent. Les orientations politiques, exprimées par ailleurs dans le Manifeste, les orientations par champ d’activités, celles concernant la dimension interne de notre mouvement, tout cela reste actuel ! C’est donc sur cette base que les travaux préparatoires du congrès de 2015 doivent s’engager.

  • Ce congrès sera politique, engagé.
  • Ce congrès sera celui du mouvement ! Des militantes et des militants qui inventent, qui proposent, qui osent !
  • Ce congrès sera celui qui doit nous engager vers « demain », nous inviter à penser ce que nous voulons faire de nous même.
  • Ce congrès sera celui du bouillonnement, de l’effervescence, de ces agitations géniales et modestes à la fois qui inventent le futur.

Un congrès qui doit répondre à trois intentions

  1. Nous permettre d’analyser notre environnement, nos environnements.
    Interroger, poser la question du développement du mouvement suppose de comprendre dans quels espaces, dans quels environnements nous devrons situer et porter nos actions de demain. Dans un monde en constante mutation, il est nécessaire de tenter de comprendre ce qui est à l’œuvre aujourd’hui à la fois dans les champs que nous couvrons, mais également dans les Territoires, du local à l’international.

    Pour conduire efficacement un tel travail d’analyse, il faut à la fois le faire entre nous mais surtout le faire avec « d’autres ». Des partenaires, des acteurs des territoires, sont autant de ressources pour nous aider à mieux comprendre les évolutions, à identifier les enjeux de demain.

    Mais il s’agit aussi de questionner notre propre place dans ces environnements, ce que nous faisons, ce que nous devrions faire. Nous sommes un acteur parmi d’autres des espaces éducatifs ici et là-bas, en France, en Europe et dans le monde.

    Alors, analyser l’environnement c’est :
    • Tenter de comprendre les évolutions à l’œuvre aujourd’hui. Essayer de mieux appréhender les grandes tendances, les enjeux de demain

    • Situer ces enjeux et situer nos propres enjeux dans ces environnements du local à l’international

    • Repérer l’impact de nos actions d’aujourd’hui pour envisager sur quoi et comment mieux agir notre projet demain

    • Identifier ce que nous ne faisons pas (actions), avec qui nous ne sommes pas en lien (acteurs), les lieux où nous n’agissons pas (territoires) posant ainsi des perspectives de développement.

  2. Nous agissons dans ces environnements, nous y conduisons des actions conçues du point de vue de leur rapport à l’Éducation Nouvelle, au projet qui est le nôtre. Il est nécessaire d’identifier ces actions. C’est le sens des « focus », véritables zoom sur ce que nous faisons déjà, avec ou sans partenaires extérieurs.

    Ces actions « originales » parce que conçues, inventées par des équipes de militantes et de militants comme autant de réponses « sur mesure » à de véritables besoins d’un public, d’un territoire. Ces actions sont parfois inconnues, méconnues et très souvent peu ou pas socialisées à l’échelle du réseau, voire, au sein d’une même Association Territoriale. Les identifier et en analyser l’origine, les démarches et les perspectives, nous permettra de mesurer ensemble à quelles conditions elles pourraient constituer demain de véritables leviers de développement pour les CEMÉA.

    Témoignant d’une effervescence au sein du réseau, elles doivent pouvoir être identifiables du point de vue de leur rapport à l’Éducation Nouvelle (cf. Texte d’Alain Gheno et du GDC dans la Lettre n°40 de Repères et Actions). Elles ne se veulent pas exemplaires mais nous donneront l’occasion de débattre de ces pratiques et de leur condition de transférabilité.

  3. Mais nous le savons, au sein même de notre mouvement, il y a aussi des questions, des réflexions qui se parlent par endroit sans réelle mutualisation, sans socialisation à l’échelle du réseau. Nous partageons alors nos visions de ce que pourraient être les CEMÉA, de ce qui va bien, de ce qui va mal, de ce que nous ne faisons pas et que nous pourrions ou devrions faire.

    C’est de ces réflexions-là dont il faut nous emparer. Mettre dans le débat organisé et socialisé des réflexions, des propositions, des questions que nous n’avons jamais considérées ensemble. Certaines se parlent depuis longtemps, semblent faire débat sans jamais avoir été réellement mises au débat.

    Il est aussi des utopies, y compris des utopies oubliées, des expériences à vivre seuls ou avec d’autres, des essais, des expérimentations, tout cela fait partie de notre patrimoine commun, de l’histoire même de notre mouvement. Mais aussi des rêves, des désirs, des envies. Ce qui nous alerte aujourd’hui parce que nous le projetons vers demain.

Un congrès pour Oser

Ne nous laissons pas enfermer dans des mots, des définitions. Essayons de laisser aller aussi nos imaginations de fait nourries de nos idées, de nos valeurs.

Osons !

Lesquelles voulons-nous vivre dans les 10 ans, les 20 ans à venir ? Lesquelles devons-nous tenter pour redonner sens à nos actions, pour nous développer, pour mobiliser de nouveaux militants, pour mieux agir notre projet politique ? Quelles expériences concrètes, quelles aventures précises ?...

Voilà donc les 3 axes sur lesquels nous construirons ce congrès. Ils sont indissociables d’une organisation de congrès qui donne aussi toute la place à la rencontre, aux échanges, aux temps du vivre ensemble et de pratiques inscrits dans un environnement stimulant (expos, espaces de rencontres et de débats organisés, …). La gestion de la grille de travail portera cette globalité du projet de ce congrès.

Il y a donc dans ce congrès une prise de risque assumée, un challenge : le militant construit son parcours ! Un seul groupe existe à l’arrivée au Congrès, le groupe de référence (40/45pers) qui se réunira quotidiennement. C’est donc chaque militant(e), dans une logique d’alternance de situation variée qui construira son itinéraire au sein du congrès.

Et puis c’est un Congrès des CEMÉA donc il y aura de l’activité ! Nécessairement, impérativement, fondamentalement !

Constitutive de la mise en acte de notre projet, on y entrera particulièrement par les Focus. Mais elle fera également partie de propositions variées. Ainsi, des temps d’activité dans la grille, des « situations d’agir » dans l’environnement suscitant, véritables espace « coins permanents » où s’inscriront des propositions, où l’initiative sera possible, des soirées culturelles, une scène ouverte…

La réussite du congrès se joue dès sa préparation : accompagner, travailler dès l’amont cette posture d’accueil du « chant des rêves », du « chant des possibles », avoir une écoute bienveillante et engager une construction collective sont autant de clefs pour réussir ce pari partagé. Ne nous laissons pas prendre au piège des mots et des définitions. C’est au quotidien que nous devons préparer notre congrès, dans chaque espace. C’est l’affaire de chacune et chacun d’entre nous, permanents, non permanents pour que nous soyons 1000 à Grenoble enthousiastes et mobilisés pour poser les fondements des CEMÉA de demain.

 Source : http://www.cemearhonealpes.org - Rédigé le : 14 octobre 2014

Documents à télécharger

Congrès de Grenoble 2015 en vidéo

L'Espace Congrès en photos

Le groupe régional du Congrès

Il a en charge l’accueil global du congrès (logistique, transport, espaces conviviaux...) en lien avec le Groupe de Direction du Congrès (GDC) au niveau national.

Le Groupe de Pilotage Régional du Congrès
Alban Cozler Antoine Deville César Ghaouti Coralie Juillard David Ryboloviecz Domitille Hocq Élodie Janvier Éric Vogel Jérémy Martin Laurent Paris Marie Gallienne Marie Van-Outrive Marilyne Guillard Niels Martin Pauline Chevillot Rudolph Puygrenier Tristan Fromentaud Vérane Stump

Les membres du groupe régional
Alessandra Santoianni Aline Joffe Christine Henry Chrystelle Cutillas Claire Ledent Blandine Bonheure Elisabeth Giovannetti Elodie Trublet Guillaume Derbier Laurent Perier Lauriane Perrillat Magali Andreu Marion Chéné Marjorie Boutillier Mathieu Maltaverne Michel Fougères Pascale Faraut Pia Wild Pierre Perrier Pierre-Yves Roquet Samuel Brunier

L’organisation permettra aux membres du groupe régional de participer aussi aux travaux du congrès. Si vous souhaitez rejoindre ce groupe, contactez Rudolph Puygrenier.

2 périodes de mobilisation sont possibles :

  • du 16 au 23 août 2014 : 8 jours (installation, aménagement et congrès)
  • du 19 au 23 août 2014 : 5 jours (congrès)