Les CEMÉA soutiennent la création d’un statut du volontariat dans l’animation

Les CEMÉA soutiennent la création d'un statut du volontariat dans l'animation

Communiqué de presse

Aujourd’hui, près d’un million d’enfants partent en « colos » grâce à l’engagement éducatif de près de 150 000 jeunes qui les encadrent. Ils leur offrent des situations éducatives riches et variées. Les accueils collectifs de mineurs (ACM) ont un caractère éducatif reconnu dans la loi (juillet 2003).

Cependant, ce secteur des ACM est aujourd’hui menacé par la modification du Contrat d’Engagement Educatif (CEE). Ce contrat, en partie dérogatoire au code du travail, est lié à l’encadrement occasionnel des mineurs en ACM.

Sa modification (décret du 26 avril 2012) concerne les conditions de mise en œuvre du repos compensateur et engendre des conséquences qui risquent d’être dramatiques : augmentation des coûts des séjours, baisse de la fréquentation et fermeture de structures, licenciements des salariés liés à l’activité des ACM.

Une cinquantaine de personnes étaient présentes lors de cet événement.

C’est dans ce contexte particulier que les CEMÉA Rhône-Alpes ont décidé d’organiser lundi 25 juin à l’auberge de jeunesse d’Échirolles un temps d’information et d’échange autour de ces questions d’actualité du secteur de l’animation. Une cinquantaine de personnes étaient présentes lors de cet événement.

Face à un public composé d’organisateurs de séjours, de directeurs de structures de loisirs et de stagiaires en cours de formation de directeur d’ACM (BAFD), l’après midi a commencé par un retour sur l’histoire du CEE et un point de situation avant l’été. S’en est suivi un temps d’échange et de réponses aux questions techniques concernant les difficultés d’application du décret du 26 avril 2012.

Enfin, les CEMÉA se sont positionnés pour la création d’un véritable statut du volontariat dans les ACM. Un projet de loi allant dans ce sens avait déjà été déposé en 2011 par Régis Juanico, député socialiste de la Loire, mais n’avait malheureusement pas abouti… Le changement de majorité au Parlement devrait permettre de redéposer ce projet de loi à la rentrée.

Les CEMÉA ont toujours revendiqué qu’il existe des formes d’activités humaines, notamment éducatives, qui se situent dans des logiques non marchandes, dans le cadre d’une économie sociale et solidaire. Le volontariat en est une illustration alternative, pertinente au sein d’une société moderne et se situant entre le salariat et le bénévolat. Dans le secteur de l’animation, il doit représenter, aux cotés des professionnels, un espace d’engagement occasionnel, pour tout citoyen, quel que soit son statut social.

Cette proposition de loi, si elle est retenue, permettra de renforcer l’accès aux loisirs et aux vacances d’un plus grand nombre possible d’enfants et de jeunes.

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 Source : http://www.cemearhonealpes.org - Rédigé le : 29 juin 2012